L’Afrique Centrale dotée de son Plan d’Action Régional sur la Gestion des Ressources Intégrée en Eau (PARGIRE)

Depuis le 14 Juin 2014, l’Afrique centrale dispose de son plan d’action en matière de gestion intégrée en ressource en Eau. C’est le fruit du travail abattu par les experts des différentes organisations de développement de l’Afrique Centrale sous le Haut patronage du Président en exercice de la CEEAC. Ce travail de très grande qualité passer en peigne fin par les experts du 11 au 13 Juin 2014, a été validé par les Ministres des pays membres de la CEEAC ayant l’eau dans leurs attributions. Le REPONGAC a été bien représenté lors de ses assises.

Sommet de N’Djamena sur le PARGIRE

Pour le Réseau des plates-formes d’ONG de l’Afrique Centrale, L’eau constitue une ressource vitale autant pour les riches que pour les pauvres. Bien gérée, elle peut contribuer à la réduction de la pauvreté de diverses façons. Les pauvres en particuliers dans les zones rurales et dans certains bidonvilles des grandes cités arrivent péniblement à accéder à l’eau propre et aux services d’assainissement.

Bon nombre de processus industriels, que ce soit à petite ou grande échelle, requièrent de l’eau. Or, lorsque cette dernière est en quantité insuffisante ou de mauvaise qualité, cela peut accroitre considérablement les couts de production.

Conscients du fait que la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) est considérée à l’échelle planétaire comme la solution du problème, le choix de cette approche par la CEEAC ne peut que rencontrer l’approbation de la société civile de l’Afrique Centrale représentée ici par le REPONGAC. Donc, ce plan nécessite un travail rapide d’appropriation par les plateformes nationales d’ONG de l’Afrique Centrale afin d’agir efficacement tant au niveau national que régional.

Le REPONGAC apprécie ce plan d’action parce que :

Ce plan permet à la CEEAC d’exécuter le programme de développement des infrastructures hydrologiques stratégiques régionales, qui cherchent à incorporer la lutte contre la pauvreté (en incluant des interventions ciblées, sur les ressources en eau afin d’améliorer la qualité de captage et de fournir des moyens de subsistance aux pauvres).
Par ce plan d’action, la CEEAC accroisse la superficie des terres sous irrigation en mettant en œuvre des plans d’irrigation à petite échelle en zones rurales, initiatives qui sont de nature à offrir des possibilités d’emplois, de livrer une production alimentaire et d’autres cultures commercialisables et de procurer ainsi des revenus aux pauvres tout au long de l’année.
La société civile est encouragée à apporter son concours à la gestion et à l’utilisation des ressources en eau, et notamment en fournissant de l’eau propre et des services d’assainissement aux communautés rurales, vu que cette mesure réduira la vulnérabilité à l’égard des maladies. En outre la société civile peut apporter son concours à la mobilisation des communautés pour qu’elles contribuent de manière satisfaisante à ce processus.
Une stratégie à moyen et à long terme soit envisagée pour encourager les investissements dans les projets tendant à transférer l’eau à partir des bassins où les ressources en eau sont abondantes vers ceux où les ressources en eau sont rares.
La stratégie de mobilisation des ressources.

En ce qui concerne la mobilisation des ressources, bien que le plan énumère les différents acteurs contributeurs du financement de ce plan d’action, le REPONGAC souhaiterait qu’une stratégie de mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du plan tienne compte du rôle spécifique que jouera chaque partie prenante et son potentiel à appuyer la réalisation des objectifs d’éradication de la pauvreté dans la zone CEEAC.

Il y aura lieu de définir clairement ces rôles ainsi que les résultats attendus à cet égard. La stratégie de mobilisation des ressources doit être fondée sur des plans d’exécution et des budgets réalistes. Ainsi, par exemple :

Les gouvernements auront pour responsabilités première de coordonner et de mobiliser les ressources publiques au niveau national et régional. Avec l’appui du Secrétariat Général de la CEEAC, les gouvernements devront coordonner les partenariats réunissant des parties prenantes multiples.
Le secteur privé dispose du potentiel et de la capacité d’apporter une contribution majeure à la mise en œuvre du projet et ce, en formulant et en exécutant des programmes et des projets qui agissent sur la pauvreté. D’où la nécessité pour la CEEAC de l’engager dans le cadre d’un dialogue institutionnalisé qui examine toutes les politiques régionales qui auront un impact sur les activités du secteur privé et des partenariats public-privé.
La société civile peut également jouer un rôle en mobilisant les ressources nécessaires à l’exécution des activités prévues dans le cadre du PARGIRE en mettant en œuvre directement ses propres projets sur le terrain en collaboration avec d’autres parties prenantes. Elle peut fournir non seulement des ressources financières additionnelles en plus des contributions directes apportées par les donateurs, mais également de l’expertise technique aux institutions régionales et aux organismes nationaux de mise en œuvre.
Il importe que les partenaires du développement (bilatéraux, multilatéraux et sociétés philanthropiques) appuient le PARGIRE en fournissant les ressources nécessaires à la mise en œuvre des activités qui y sont prévues. Il faudra également que le Secrétariat et les Etats membres de la CEAC améliorent la coordination des partenaires du développement de sorte à privilégier les domaines prioritaires, à savoir celles qui cherchent à améliorer la condition des pauvres.
La diaspora a un rôle important à jouer en termes de mobilisation des ressources requises pour la mise en œuvre de programmes de la CEEAC. Elle peut apporter sa contribution sous forme d’expertise et de contribution financière directe si les conditions nécessaires, les garanties des investissements et des politiques et incitations crédibles sont mis en place.
Le REPONGAC se félicite donc de l’avancement des actions de la CEEAC en matière de développement du secteur d’eau. Car après avoir dotée la région d’une politique en matière d’eau, voici maintenant un instrument qui permet au Secrétariat de la CEEAC de mettre cette politique en œuvre.

Les plates-formes membres du REPONGAC sont invitées à s’impliquer totalement dans la réalisation de ce plan d’action à travers leurs ONG membres qui sont dans le secteur d’eau.

Par ailleurs, étant donné que la mauvaise gestion de l’eau constitue une source de conflit, le REPONGAC recommande que les décideurs des grandes questions d’eau en l’Afrique Centrale puissent examiner sans passion la fameuse question de transfert des eaux à partir des bassins où les ressources en eau sont abondantes vers ceux où les ressources en eau sont rares. Ceci éviterait à la région un conflit de trop.

L’eau est à la base de tous les types d’activités économiques, qu’il s’agisse de production alimentaire, lequel constitue le fondement de l’économie et elle également est cruciale pour les moyens de subsistance des pauvres, de production manufacturière, de production énergétique ou de transport. Lorsqu’une eau adéquate est disponible et distribuée de manière équitable, cette situation est de nature à appuyer la production de cultures vivrières de valeur plus élevée de même que les petites activités économiques en zones rurales et périurbaines.

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